Guérir un problème de santé chronique grâce à la neuroplasticité – Partie 3 : Méthodes et protocoles pour aller mieux

La reconnaissance de la neuroplasticité est l’une des avancées majeures des neurosciences de ces dernières années. Par sa capacité à se reconfigurer tout au long de la vie, notre cerveau possède des capacités dont nous commençons tout juste à envisager la portée dans le domaine de la santé et du bien être.

Dans la première partie de cet article, je vous expliquais comment votre cerveau, en charge du système nerveux, pilotait votre santé et pouvait l’impacter de manière négative. Dans la seconde, je vous exposais les 4 mécanismes à mobiliser pour aller mieux.

Dans cette troisième partie, je vous présente des protocoles basés sur la stimulation sensorielle permettant d’utiliser ces mécanismes pour retrouver une meilleure santé.

Enfin, la dernière partie, sera elle aussi consacrée à ce sujet mais s’intéressera plus spécifiquement aux méthodes mobilisant la neuroplasticité, non pas en impactant les entrées sensorielles mais, en changeant et affinant nos processus perceptifs ainsi que nos réponses à ceux-ci.



Sommaire



Préambule


Avant de commencer la lecture de cet article, je vous recommande vivement de lire l’article « Un nouvel espoir pour soigner les maladies chroniques grâce à la neuroplasticité » . Ainsi vous comprendrez mieux comment agir sur le cerveau peut guérir de conditions médicales purement « physiques » ainsi que l’importance de réguler et d’optimiser le fonctionnement de votre système nerveux pour recouvrer la santé.

Au cours des deux premières parties de « Guérir un problème de santé chronique grâce à la neuroplasticité », vous avez pu constater que le cerveau humain est une structure dynamique et non figée. Nos réseaux cérébraux sont en mouvement et réorganisation perpétuelle au regard de nos expériences de vie.

Ainsi, c’est la façon dont vous sollicitez et utilisez votre cerveau, par le biais de vos actions et réactions face aux contextes et événements de vie, qui va « câbler » et structurer vos différentes connexions cérébrales et non un programme génétique se déroulant de façon immuable.

Guérir grâce à des protocoles non invasifs


La nouveauté des différents protocoles présentés ici réside dans la manière non invasive de recruter les mécanismes de guérison neuroplastique.

Prenons l’exemple de la neuromodulation, le principe même d’action d’un médicament est justement de modifier et de moduler chimiquement l’activité du système nerveux pour réduire les symptômes. En effet, avec les médicaments, nos neurones réagissent à une stimulation chimique nouvelle et s’y adaptent ; ce qui crée une cascade de réactions biochimiques et physiologiques dans notre corps.

Cependant, d’une part, ceci n’est pas exempt d’effets secondaires et, d’autre part, ne modifie en rien la structure des réseaux cérébraux. Cela impacte essentiellement le fonctionnement cérébral de manière plus ou moins transitoire.

De la même façon, de nombreuses études basées sur la neurostimulation, avec des résultats plutôt encourageants, émergent ces dernières années des publications scientifiques. Cependant, jusqu’à présent, celles-ci recouvrent principalement des protocoles très lourds visant à implanter chirurgicalement des électrodes dans des zones ciblées du cerveau.

Ainsi, la grande nouveauté des protocoles que je vais vous présenter ci-dessous  réside dans le fait que l’on réussisse à stimuler et moduler l’activité cérébrale (et par conséquent le corps) de manière indolore, sans risque ni effets secondaires pour le patient et ce en stimulant différentes entrées sensorielles de manière appropriée.

Comment est-ce possible et comment cela fonctionne ?

Comment nos sens impactent notre cerveau ?


Notre cartographie cérébrale est bien sur dotée d’un programme génétique qui se met en place et se développe selon une temporalité bien définie. Cependant, grâce aux neurosciences, on sait maintenant que la mise en place de nos différentes aires cérébrales, et la manière dont nos neurones et nos cellules gliales se connectent ensemble, est en grande partie sous l’influence de l’environnement dans lequel nous interagissons depuis notre plus tendre enfance.

Le cervelet ainsi que le tronc cérébral occupent une place primordiale dans ce processus. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces parties du cerveau ne sont que très peu accessibles à la conscience alors qu’elles sont en constant dialogue avec nos sens.

 C’est ainsi que le cerveau se construit : en percevant l’environnement par le biais de nos sens – ouïe, odorat, toucher, gout, proprioception…- et en le traduisant en potentiel d’action, c’est-à-dire en énergie, pour que le système nerveux puisse l’interpréter.

« Toute programmation mentale s’effectue grâce à l’intégration des propriétés du monde physique dans notre cerveau, par le biais du toucher, du regard, de l’ouie et l’odorat »

Lucy VINCENT

De manière simplifiée : les informations remontent de façon ascendante des capteurs sensoriels au cerveau qui les traite et, en retour, y apporte une réponse par le biais d’informations redescendant dans le corps.

Agir sur cette communication « sens-cerveau » est ainsi l’une des façons de moduler l’activité de son système nerveux et de modifier ses connexions cérébrales.

En effet, si les neurotransmetteurs envoient des messages chimiques, ceux-ci sont souvent délimités à des zones ciblées et des actions spécifiques. Au contraire, générer et moduler les impulsions électriques dans nos circuits cérébraux ( en modifiant les infos reçues par les capteurs sensoriels) va avoir, en retour, un impact sur l’ensemble de notre corps.  

Jouer sur les sens


C’est sur ce postulat que différents chercheurs ont développé leurs protocoles et ont pu activer les différents mécanismes neuroplastiques pour guérir certains patients de pathologies chroniques réputées inguérissables ou stopper l’évolution de maladies dégénérescentes.

Dans les paragraphes suivants, je vous présente trois types de protocole (mais il en existe bien sur d’autres) qui utilisent des stimulations sensorielles spécifiques comme porte d’entrée pour modifier l’activité électrique du cerveau.

 En jouant sur les informations sensorielles, ils impactent les connexions cérébrales par le biais de modifications de l’influx nerveux dans différentes parties du cerveau.

Ainsi en changeant le flux d’énergie, ces protocoles ont une action sur le système nerveux de façon fonctionnelle et structurelle pour favoriser l’état de récupération et de guérison du corps.

« L’enjeu des approches neuroplastiques consiste alors à travailler sur ces énergies selon un protocole rigoureux et méthodique pour susciter ces connexions neuronales. A terme, ce travail entraînerait le cerveau et permettrait d’obtenir de lui d’incroyables résultats, notamment dans le domaine de la guérison. »

Extrait issu de tomatis.com

Pour lire des exemples concrets de patients ayant suivi les protocoles cités, veuillez vous référer aux livres cités dans les références.

Stimuler les récepteurs sensoriels de la langue pour mieux réguler l’homéostasie cérébrale


Que ce soit des problèmes d’équilibre, de vertiges, d’élocution, de troubles de l’humeur mais également de régulation de la tension artérielle, de mémoire…, le protocole crée par l’Université du Wisconsin à Madison aux Etats Unis semble améliorer des conditions chroniques extrêmement variées.

J’utilise le mot « semble » car, malgré son ancienneté, le dispositif est actuellement encore en phase de test pour pouvoir être utilisé pour d’autres problématiques que les troubles de l’équilibre suite à divers problèmes cérébraux.

Au premier abord, la méthode peut paraitre complètement farfelue. Et pourtant, un petit appareil portatif nommé PoNS (Portable Neuromodulation Stimulator) est un dispositif actuellement porteur de grand espoir pour de nombreuses personnes vivant avec une maladie chronique et expérimentant différents troubles cérébraux.

Ce dispositif non invasif se place sur la langue où il va délivrer de faibles impulsions électriques. Ceci va créer une neurostimulation c’est-à-dire transmettre un influx nerveux supplémentaire directement au tronc cérébral puisque la langue est connectée directement à celui-ci via 2 nerfs crâniens majeurs.

Cet apport additionnel de potentiels d’action va avoir pour conséquence de permettre au cerveau de mieux réguler l’homéostasie cérébrale via les différents interneurones qui vont de nouveau pouvoir s’activer et jouer leur rôle (plus d’informations sur ce processus dans l’article « Hypersensibilité sensorielle et maladie chronique: Pourquoi vous supportez difficilement le bruit, la lumière…?« )

De manière simplifiée, on peut dire que le PoNS permet de reréguler le système nerveux (qui est impacté par la maladie) en permettant à la neuromodulation de se remettre en marche de façon plus appropriée.

Au regard de différentes expérimentations (voir publication en références), il a été montré que ce dispositif agissait comme un stimulateur de neuroplasticité renforçant les capacités d’apprentissage et déjouant les phénomènes de non usage acquis grâce à un protocole spécifique d’entrainement simultané.

En effet, dans le cadre du protocole établi par les chercheurs, les séances de neurostimulation via le PoNS sont couplées à un programme d’exercices fonctionnels personnalisés en fonction des déficits subis par le patient suite à la pathologie (exercices liés au mouvement, à l’équilibre, la marche, cognitifs, respiratoires…).

 Les applications du dispositif semblent toucher de nombreuses conditions chroniques puisque les études menées montrent une amélioration non seulement des symptômes neurologiques mais également de la régulation du système nerveux autonome.

A ce jour le dispositif est seulement accessible dans quelques cliniques au Canada dans un cas bien spécifique : traiter les troubles de l’équilibre. En effet, le dispositif est toujours en phase de test car en attente d’approbation par la FDA et de marquage CE.

Utiliser la lumière pour débloquer les processus inflammatoires liés aux troubles chroniques


On sait tous que la lumière naturelle fait du bien à notre corps et à notre cerveau. En effet, on a souvent plus de facilité à sortir du lit en été quand le soleil est déjà levé au réveil que l’hiver où l’on vit beaucoup sous lumière artificielle. De même, on est souvent de meilleure humeur: ne parle-t-on pas de dépression saisonnière ?

Les médecins limitent souvent les bienfaits de la lumière naturelle à l’apport en vitamine D. Cependant, c’est loin d’être son seul bénéfice.

Suite à des problèmes de santé, un chirurgien : Fred Kahn, a décidé d’axer l’ensemble de sa carrière sur la recherche de protocoles visant à booster les capacités d’autoguérison du corps grâce à une stimulation par spectres lumineux à basse fréquence.

On savait déjà que certains lasers à basse intensité aidaient à la cicatrisation de différents problèmes de peau.  Kahn a été plus loin et a montré qu’en utilisant une durée et une fréquence d’impulsion spécifique, ses protocoles réussissaient à guérir de troubles inflammatoires chroniques pourtant réputés inguérissables par ces confrères.

Pour en revenir à la neuroplasticité, après stimulation du tronc cérébral pour des problèmes initialement mécaniques (arthrose, hernie…), des patients du Dr Khan ayant des problèmes de santé chroniques ont connu une amélioration spectaculaire spécifiquement au niveau des symptômes neurologiques.

Il a ainsi été mis en évidence qu’une stimulation par un rayon laser à une certaine intensité et dans le cadre d’un protocole bien spécifique pouvait impacter de manière fonctionnelle (voir à plus long terme structurelle) la cartographie cérébrale et permettre de guérir.

Différentes études démontrent que ce type de stimulation a un impact physiologique sur les nerfs craniens, sur le niveau d’inflammation des cellules (y compris cérébrales), sur l’oxygénation du sang et des tissus et sur la capacité à reconstruire l’ATP (ce qui correspond à de nombreuses problématiques rencontrées lors de troubles de santé chroniques).

Quand le son permet de guérir des hypersensibilités auditives, des troubles de l’apprentissage voir même d’améliorer des maladies chroniques


Méthode Tomatis, The Listening Centre, Integrated Listening Systems (ILS), Safe and Sound Protocol (SSP)…..toutes ces méthodes rentrent dans le cadre de ce que l’on nomme « thérapie par les sons ». Agissant de manière relativement similaire, elles ont cependant chacune leurs spécificités pour traiter différents troubles chroniques.

Basées sur la neurostimulation par les sons, ces méthodes entrainent mécaniquement suite à l’écoute des sons (et pour certains protocoles un ajout d’exercices spécifiques durant l’écoute ) l’optimisation de la neuromodulation du système nerveux et une neurorelaxation accrue.

Grâce à ces mécanismes neuroplastiques, les troubles cognitifs, de déficits de l’attention, d’hypersensibilité sensorielle, de brouillard cérébral s’améliorent de manière significative (pour rappel de l’impact de ces mécanismes sur l’amélioration de votre santé: voir « Quatre mécanismes à connaitre pour guérir le corps grâce à votre cerveau »),  .

Certains neuroscientifiques ont été encore plus loin et ont pu montrer que stimuler, grâce aux sons, l’oreille moyenne et l’oreille interne pouvait améliorer fortement de nombreuses maladies chroniques sous réserve d’effectuer conjointement un programme d’exercices adaptés pour stimuler les circuits cérébraux sains perdus suite à la maladie.

Comment cela est-il possible ?

Stephen PORGES, dont je vous ai déjà parlé dans plusieurs articles (ici et ici) et au sein du podcast et des articles « Soigne-toi » (ici et ici),  a ainsi mis en évidence que la stimulation de l’oreille moyenne par le biais de fréquences sonores spécifiques agirait directement sur le nerf vague et plus particulièrement sur la branche du nerf vague en charge de la régulation de la santé, de la croissance et de la guérison.

« Modulation of the acoustic energy within the frequencies of human voice, similar to exaggerated vocal prosody, is hypothesized to recruit and modulate the neural regulation of the middle ear muscles, functionnaly reduce auditory hypersensitivities, stimulate spontaneous social engagement, and calm physiological state by increasing the influence of ventral vagal pathways on the heart. »

Stephen PORGES

Une stimulation sonore spécifique permettrait ainsi de désactiver les systèmes de défense de l’organisme (souvent suractivés dans le cadre d’une maladie chronique) et de réengager la branche du système nerveux autonome en charge de la santé, de la récupération et du bien-être.

Dit ainsi cela peut vous paraître totalement farfelu. Cependant, tout ceci s’explique de manière mécanique et physiologique de par l’innervation du conduit auditif et des tympans par le nerf vague (pour des explications détaillées vous référer aux références bibliographie en bas de page).

Thérapies neuroplastiques basées sur la stimulation sensorielle : accessibles ou non aux malades chroniques ?


Suite à la lecture de cet article, vous êtes peut être (ou non) convaincu par la pertinence de ces méthodes. Si vous ne l’êtes pas, je vous recommande vivement de lire le livre de Normal DOIDGE « Guérir grâce à la neuroplasticité » qui présente des études de cas de personnes souffrant de diverses maladies chroniques très différentes et ayant guéries grâce à certaines de ces méthodes.

Si, comme moi, vous êtes exalté par les possibilités liées à une utilisation appropriée de la neuroplasticité pour guérir, vous risquez (comme ce fut mon cas) d’être déçu après avoir fait quelques recherches sur les protocoles neuroplastiques basés sur la stimulation sensorielle dont je viens de vous parler.

En effet, peu, pour ne pas dire quasi aucun, sont accessibles en France et s’ils le sont, ils sont souvent restreints à certains types de troubles (bien qu’ils pourraient aider dans de nombreuses pathologies chroniques si plus de chercheurs s’impliquaient dans ce domaine).

Alors, pourquoi vous les ai-je présentés ?

L’objectif était vraiment de vous montrer comment on peut impacter son fonctionnement cérébral et physiologique par des méthodes non invasives pour que vous puissiez appréhender comment cela fonctionne neuroplastiquement parlant.

Cet article n’avait pas pour but de vous donner des solutions toutes prêtes pouvant guérir comme par magie toutes les pathologies mais bien de vous faire prendre conscience des possibilités qui existent en dehors de la pratique médicale actuelle. Malgré le fait qu’elles soient peu connues des médecins, elles sont toutes reconnues scientifiquement par différentes publications et sous tendues par des réalités biologiques et scientifiques inattaquables dès lors que l’on s’intéresse à la neuroplasticité.

«Que faire dans mon cas précis pour aller mieux? »


Même si les protocoles basés sur des stimulations sensorielles ne sont pas forcément accessibles pour vous en l’état, on peut en utiliser certains principes pour les appliquer au quotidien et cheminer vers le mieux être.

C’est d’ailleurs l’un des sujets que je souhaite aborder dans le podcast « Soigne toi » : ce que vous pouvez mettre concrètement en place (chez vous et pour vous) pour stimuler la neuroplasticité.

De plus, maintenant que vous comprenez mieux comment l’énergie peut impacter le corps,  je vous présenterai dans la dernière partie de la série  « Guérir un problème de santé chronique grâce à la neuroplasticité  – Partie 4: Méthodes et protocoles pour aller mieux» d’autres protocoles basés sur une autre sorte de stimulation énergétique.

Ces protocoles ont en commun d’être, non pas basés sur une stimulation sensorielle (qui vient donc de protocoles externes), mais sur une neurostimulation faisant suite au développement de compétences d’interoception , de pleine conscience…

Seront abordés sous l’angle des maladies chroniques :

  • La méthode Feldenkrais
  • Le neurofeedback
  • La visualisation

Références – Pour aller plus loin…


Agid Yves, Magistretti Pierre (2018). « L’homme glial – Une révolution dans les sciences du cerveau ». Ed. Odile Jacob

Anders JJ, Geuna S, Rochkind S. « Phototherapy promotes regeneration and functional recovery of injured peripheral nerve ». Neurological Research Volume 26, 2004 – Pages 233-239

Y. Danilov, K.Kaczmarek, K. Skinner, and M. Tyler. « Chap 44 Cranial Nerve Noninvasive Neuromodulation » in « Brain Neurotrauma: Molecular, Neuropsychological, and Rehabilitation Aspects » CRC Press/Taylor & Francis; (2015).

Doidge Norman (2010). « Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau ». Pocket

Doidge Norman (2017). « Guérir grâce à la neuroplasticité ». Pocket

Z. Frehlick, B. Lakhani, S.D. Fickling, A.C. Livingstone, Y. Danilov, J.M. Sackier & R.C.N. D’Arcy. « Human translingual neurostimulation alters resting brain activity in high-density EEG ». Journal of NeuroEngineering and Rehabilitation. Vol 16, Article number: 60 ( Mai 2019) 

Khan Fred (2006). « Low Intensity Laser Therapy – in Clinical Practice »

Le Van Quyen Michel (2015). « Les pouvoirs de l’esprit ». Flammarion

Oron U, Ilic S, De Taboada L, Streeter J. « Ga-As (808 nm) laser irradiation enhances ATP production in human neuronal cells in culture ». Photomedicine and Laser Surgery; Vol. 25, No. 3.(2007)

Porges, S.W. (2011). « The polyvagal theory: Neurophysiological foundations of emotions, attachment, communication, and self-regulation ». Norton series on interpersonal neurobiology. New York, NY: W.W.Norton and Co.inc

Porges, Stephen W. (2017). « The pocket Guide to the polyvagal theory – The Transformative Power of Feeling Safe ».The Norton series on interpersonal neurobiology.

Porges, S.W. and Lewis, G.F. (2010). « The polyvagal hypothesis: common mechanisms mediating autonomic regulation, vocalization and listening ». Handbook of Behavioral Neuroscience, 19, 255-264.

Porges S. and al (2013). « Respiratory sinus arrhythmia and auditory processing in autism: Modifiable deficits of an integrated social engagement system? ». International Journal of Psychophysiology , volume 88(3) , 261-270

Porges, S. and al (2014). « Reducting auditory hypersensitivities in autistic spectrum disorder: preliminary findings evaluating the listening project protocol. Frontiers in Pediatrics

Shimon Rochkind, « Phototherapy in peripheral nerve regeneration: From basic science to clinical study « . Neurosurgical Focus 26 (2) 2009

Tafur J., Mills PJ. « Low-intensity light therapy: exploring the role of redox mechanisms ». Photomedecine and laser surgery. 26(4), 2008, 323-328

Vincent Lucie (2018). « Faites danser votre cerveau ». Ed. Odile JACOB


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