Guérir un problème de santé chronique grâce à la neuroplasticité – Partie 2 : Quatre mécanismes à connaitre pour guérir le corps grâce à votre cerveau

L’essor des neurosciences nous permet de mieux appréhender comment cerveau et corps sont intimement liés pour créer, gérer et réguler nos émotions, pensées, actions mais aussi pour conserver notre santé. Grâce à une meilleure compréhension du fonctionnement cérébral, on sait maintenant qu’il est possible de soigner le corps en agissant sur le cerveau en mobilisant la neuroplasticité en notre faveur.

Dans la première partie de cet article (accessible ici), je vous expliquais comment votre cerveau peut vous desservir et entretenir voir aggraver vos problèmes de santé. Cette deuxième partie est axée sur la compréhension de 4 mécanismes cérébraux à solliciter pour aller mieux. Les deux dernières parties seront, quant à elles, consacrées aux différents protocoles permettant de mobiliser de façon ciblée ces mécanismes pour guérir.



Sommaire



Préambule : Comment agir sur le cerveau peut guérir le corps ?


Guérir le corps grâce au cerveau peut vous apparaître comme totalement inapproprié au regard de vos problèmes de santé. Mais détrompez-vous, agir sur votre activité cérébrale peut impacter votre état de santé et ce, peu importe la maladie dont vous souffrez, que ce soit une sclérose en plaque, une maladie auto-immune, le syndrome de fatigue chronique, une fibromyalgie ou toutes autres pathologies…

En effet, tous problèmes de santé entraînent des modifications biochimiques aboutissant à terme à une difficulté pour votre corps à maintenir son homéostasie, et donc à gérer de manière appropriée les différentes stimulations (internes et externes) prises en charge par votre système nerveux.

Il est donc primordial, pour aller mieux, de réguler et d’optimiser le fonctionnement de votre système nerveux pour soutenir au mieux votre processus de guérison et/ou de mieux être.

Une « Guérison neuroplastique », c’est quoi ?


Le terme « guérison neuroplastique » est issu du livre de Norman DOIDGE  « Guérir grâce à la neuroplasticité ».  Cet auteur consacre d’ailleurs un chapitre entier à la présentation des différentes phases d’une « guérison neuroplastique ».

Que veut dire exactement ce terme  ?

Une « guérison neuroplastique » correspond au fait de modifier sa cartographie cérébrale au niveau anatomique et fonctionnel pour optimiser et réguler, de manière optimale, son cerveau pour impacter sa physiologie.

Le principe est donc de mobiliser la neuroplasticité en votre faveur pour regagner les capacités physiques et physiologiques perdues à cause de la maladie et ainsi accéder à une meilleure santé.

Dans le cadre d’un protocole basé sur la neuroplasticité, on retrouve souvent les 4 mêmes mécanismes à l’œuvre – mécanismes que je vous présente en détails dans cet article.

A noter 

Bien que tous utiles pour modifier les connexions cérébrales de manière physique ou fonctionnelle, les mécanismes à mobiliser sont différents en fonction de la pathologie dont vous souffrez. En effet, il faudra choisir le protocole le plus adapté c’est-à-dire celui correspondant aux mécanismes les plus appropriés à utiliser en fonction de la maladie dont vous souffrez mais aussi de votre susceptibilité personnelle.

Etape préliminaire : Alimentation et hygiène de vie


Pour reprendre un des points cités par Norman DOIDGE dans son livre, il est nécessaire, avant de vous investir dans une méthode ou un protocole thérapeutique mobilisant ces mécanismes, de passer par une étape préliminaire : « la remise en état globale des fonctions cellulaires des neurones et de la glie ».

Je précise cette étape mais, en général, la majorité des personnes souffrant d’une pathologie chronique l’ont déjà mise en place en changeant leur hygiène de vie que ce soit au niveau de l’alimentation, du sommeil et/ou de l’activité physique….

En effet, des changements alimentaires pour une alimentation plus saine permettent d’alléger la charge de toxines et polluants tout en apportant, dans le même temps, aux cellules cérébrales (ainsi qu’à l’ensemble du corps) les nutriments/mineraux indispensables à leur bon fonctionnement.

Il en est de même pour le sommeil et le repos, qui permettent de récupérer et d’emmagasiner l’énergie nécessaire pour consolider les nouveaux chemins cérébraux créés grâce aux protocoles neuroplastiques.

Quant à l’activité physique, elle permet de fabriquer des facteurs neurotrophiques agissant comme facteurs de croissance, renforçant ainsi les connexions neuronales.

Cette étape de « remise en état globale des fonctions cellulaires des neurones et de la glie » est donc plus préparatoire que curative, même si pour certains elle peut faire une différence énorme au niveau symptomatique.

Mécanisme n°1 – La Neurostimulation: Stimuler les circuits dormants de l’organisme pour retrouver la santé 


Comme expliqué dans la première partie de l’article, les circuits cérébraux qui sont de moins en moins (voir plus du tout) mobilisés suite à la maladie ont tendance à s’effacer, rendant leur mobilisation de plus en plus complexe.

C’est à ce niveau que le premier mécanisme, la neurostimulation, va agir en stimulant par différents moyens, soit les circuits cérébraux dormants (car non ou peu mobilisés), soit de nouveaux circuits (en cas de lésion organique cérébrale par exemple).

L’objectif de la neurostimulation est de permettre de faire émerger de nouveaux chemins neuraux permettant de retrouver un fonctionnement plus régulé et adapté, donc plus sain pour votre organisme et votre santé.

L’idée est de changer en quelque sorte le mode par défaut qui s’est mis en place dans le cerveau suite à vos problèmes de santé et qui autoentretient les symptômes (pour plus de détails que ce phénomène: cliquez ici).

Ainsi, en stimulant certains circuits neuraux, on permet à un nouveau schéma cérébral de s’activer plus facilement et de manière plus forte que le circuit délétère pour la santé ce qui renforce le premier et amoindrit le second.

Selon la maladie dont vous souffrez, les protocoles à mobiliser pour stimuler de nouveaux chemins cérébraux et modifier les automatismes neurologiques et biochimiques déficients sont bien sur différents mais le mécanisme reste le même.

Pour mieux comprendre comment ce mécanisme agit, et peut être utilisé dans le cadre de problèmes de santé chronique, vous trouverez ci-dessous un exemple de comment la neurostimulation agit de manière plus concrète sur la santé.

Accident vasculaire cérébral et Neurostimulation

Exemple Mécanisme n°1 : Accident vasculaire cérébral et Neurostimulation
 
Prenons pour exemple un trouble moteur consécutif à un problème affectant le cerveau tel qu’un AVC  ou un trauma crânien.  Postulons que la maladie affecte la capacité de la personne à marcher ou à effectuer différents gestes. Que se passe t’il en réalité et comment la neurostimulation peut aider, dans ce cas-là, à retrouver les capacités motrices perdues ?
 
Dans le cas d’un AVC, le problème de santé a impacté le cerveau de manière structurelle en lésant certaines cellules cérébrales. Les neurones sont donc touchés physiquement et ne peuvent plus fonctionner correctement. Cependant, la perte de la capacité motrice n’est pas seulement due de ce fait.
 
En effet, pour qu’une action puisse être effectuée, le cerveau doit activer une configuration spécifique de connexions cérébrales. Lors d’un AVC, tous les neurones de cette configuration complexe ne sont pas forcément impactés de manière structurelle (c’est-à-dire anatomiquement parlant) . Cependant, à terme, ils peuvent l’être de manière fonctionnelle, ce qui bloque les possibilités de récupérer les capacités motrices à cause du phénomène de non usage acquis.
 
En effet, certains neurones, pourtant sains au niveau physiologique, finiront par perdre toute capacité fonctionnelle tout simplement du fait de leur non stimulation (ou de leur stimulation anarchique). Les neurones touchés directement par l’AVC peuvent ainsi empêcher l’activation de cellules cérébrales saines jouant un rôle dans la motricité corporelle.
 
Dans ce cas, l’intérêt d’un protocole basé sur la neurostimulation sera de réactiver ces cellules, et de permettre de réaccéder et/ou de reconstruire (en fonction de la sévérité des problèmes du patient) des réseaux cérébraux permettant à la personne de retrouver les capacités motrices perdues.
 
Pour cela, différents protocoles peuvent être utilisés en fonction de l’état du patient : de la visualisation à la thérapie du mouvement induit par la contrainte, des thérapies de prise de conscience par le mouvement tel que la méthode Feldenkrais en passant par la neurostimulation par la lumière, des stimulations électriques ou vibratoires… (plus de détails sur les thérapies existantes dans la 3°partie de l’article – en cours de rédaction – bientôt en ligne).

L’exemple ci-dessus nous montre comment la neurostimulation peut être utile en cas de lésions organiques (dans ce cas directement au niveau cérébral). Cependant, celle-ci est également efficace en cas de dysfonctionnement fonctionnel c’est-à-dire dans le cas d’une maladie affectant de manière directe ou indirecte la régulation du système nerveux (et par là même l’activation des différents schémas cérébraux).

« La neurostimulation permet de réanimer des circuits dormants (….) et conduit à la deuxième étape du processus de guérison : aider le cerveau bruyant à retrouver sa capacité, se moduler, et contrôler son homéostasie »

Norman DOIDGE

En effet, la neurostimulation permet d’augmenter les signaux dans certains réseaux cérébraux spécifiques ce qui, par conséquent, impacte également la régulation du système nerveux et joue sur le phénomène de « cerveau bruyant » que l’on retrouve dans de nombreuses maladies chroniques (pour plus d’infos sur le cerveau bruyant voir l’article: « Hypersensibilité sensorielle et maladie chronique: Pourquoi vous supportez difficilement le bruit, la lumière…? »).

Cependant, pour être vraiment efficace, un autre mécanisme est souvent requis de manière concomitante, car plus particulièrement adapté pour faire taire le cerveau bruyant: c’est la neuromodulation.

Mécanisme n°2 – La Neuromodulation: Moduler l’activité du système nerveux pour ramener l’équilibre 


Comme évoqué dans l’article « Un nouvel espoir pour soigner les maladies chroniques grâce à la neuroplasticité », lors d’une maladie chronique, le système nerveux a tendance à basculer dans une réponse de survie en recrutant une branche du système nerveux normalement mobilisée pour échapper à un stress ponctuel à court terme (et dont l’activation constante entraîne des changements biochimiques hautement délétères pour le corps).

Le corps autoperpétue ce fonctionnement en l’absence d’infos contradictoires menant à un état de santé de plus en plus dégradé et des symptômes de plus en plus marqués.

Vous pouvez retrouver le détail de l’impact physiologique de l’activation constante de la réponse au danger dans l’article suivant (ici) au sein du paragraphe « les changements métaboliques présents lors d’une maladie chronique ».

Votre système nerveux, pensant vous protéger, provoque ainsi une cascade de changements métaboliques qui, s’ils perdurent, ne feront qu’aggraver votre état de santé.

C’est à ce niveau qu’agissent les techniques basées sur la neuromodulation. L’objectif de celle-ci est de permettre au cerveau de filtrer et de moduler l’activité cérébrale au plus juste, en permettant à celui-ci de reconnaître les circuits cérébraux à mobiliser et ceux à inhiber en fonction des situations.

Tout d’abord, il est important de spécifier que, même si la neuromodulation peut agir sur d’autres systèmes, de nombreux protocoles mobilisant ce mécanisme visent à impacter le système nerveux autonome.

Ainsi, ceux-ci cherchent à accroître l’accès à la voie vagale ventrale du système nerveux parasympathique pour « provoquer un certain nombre de réactions chimiques qui favorisent la croissance, conservent l’énergie et améliorent le sommeil – 3 facteurs indispensables à la guérison ». Pour mieux comprendre comment votre système nerveux autonome impacte votre bien être et votre santé , vous pouvez écouter le podcast: « Soigne-toi#1 » (ici) ou lire l’article : »De l’importance du repos (1/2) : Pourquoi votre repos n’est pas récupérateur? » (ici) .

Ci-dessous, un exemple de comment la neuromodulation visant le système nerveux autonome peut se mettre en place dans le cadre d’un problème de santé.

Syndrome de fatigue chronique, Fibromyalgie… et Neuromodulation
Exemple Mécanisme n°2 : Syndrome de fatigue chronique, Fibromyalgie… et Neuromodulation

Dans les pathologies de type syndrome (EM/SFC, Fibromyalgie), plusieurs recherches récentes pointent une dysrégulation des fonctions du système nerveux autonome (sans pour l’instant pouvoir prouver scientifiquement si c’est une conséquence de la maladie ou si c’est l’origine d’une partie des symptômes).

Pour ces pathologies, certains protocoles vont utiliser la neuromodulation (conjointement à la neurostimulation) pour permettre au cerveau de réguler de nouveau de façon appropriée l’homéostasie.

L’objectif de ces « programmes » (dont certains sont fortement critiqués du fait de leur manque de légitimité au niveau scientifique),  est d’impacter le système nerveux autonome en amoindrissant la suractivation des systèmes de défense de l’organisme et permettant de réaccéder de nouveau à la partie du système nerveux autonome soutenant la croissance, la santé et la guérison.

Même si des programmes spécifiques aux pathologies de type « syndrome », tels que le Lightning Process, le GUPTA, le DNRS, ANS Rewire…,  ne parlent ni de neuromodulation ni de neurostimulation dans leurs explications, ils utilisent pourtant bien ces deux mécanismes à un niveau plus ou moins marqué en fonction de leurs spécificités personnelles. J’ai pris ici l’exemple de ces programmes controversés mais d’autres protocoles basés sur la neuromodulation peuvent être utilisés pour ces pathologies (plus de détails sur les thérapies existantes, voir les dernières parties de l’article – partie 3 cliquez ici– partie 4: bientôt en ligne) .

 

Pour plus d’infos sur ces programmes n’hésitez pas à vous abonner au site. Bientôt en ligne :  une revue détaillée et critique des thérapies prônant une guérison possible de l’EM/SFC.

Mécanisme n° 3 – La Neurorelaxation: Accumuler et stocker de l’énergie grâce au repos et au sommeil 


Contrairement aux deux mécanismes évoqués précédemment qui nécessitent une implication volontaire du patient dans le protocole thérapeutique, la neurorelaxation est un mécanisme qui se met en place automatiquement dès lors que le système nerveux du patient commence à se réguler de nouveau de manière plus adéquate.

Ce n’est donc pas une phase active mais un processus spontané s’activant suite aux exercices effectués dans le cadre de protocole neuroplastique. 

Bien que la neurorelaxation soit souvent citée dans le cas de patients atteints de pathologies de type lésions cérébrales ou impactant directement le fonctionnement cérébral, ce mécanisme, qui se met en place lors du sommeil et du repos suite aux protocoles thérapeutiques basés sur le neuroplasticité, est présent peu importe la pathologie initiale.

En effet, les connexions cérébrales se reconfigurant suite aux exercices effectués, il est donc indispensable de permettre au cerveau de mémoriser celles-ci ainsi que d’évacuer l’ensemble des déchets et toxines produites par cette augmentation d’activation et de stimulation.

C’est un mécanisme à respecter sans lequel aucune amélioration n’est possible. En effet, le sommeil est le seul moment où le cerveau peut optimiser ce processus. Quant au repos, il permet de stocker l’énergie dans les cellules, énergie qui sera nécessaire au rétablissement voir à la guérison. Même si cette phase reste transitoire, elle peut durer relativement longtemps en fonction de la sévérité et de la durée de la pathologie dont vous souffrez.

Pour savoir comment optimiser au mieux vos temps de repos, vous pouvez écouter le podcast: « Soigne-toi#2 » (ici) ou lire l’article : »De l’importance du repos (2/2) : Comment retrouver un sommeil récupérateur ? » (ici) .

Pour optimiser les changements neuroplastiques, il faut trouver l’équilibre entre stimuler de nouveaux chemins neuraux –neurostimulation-, moduler les chemins neuraux qui s’activent automatiquement et apaiser le système nerveux –neuromodulation– et se reposer –neurorelaxation-.

Mécanisme n°4 – La Neurodifférenciation: Différencier ses différentes perceptions pour retrouver la santé 


La neurodifférenciation est une étape quelque peu différente car elle n’est pas utile dans le cadre de toutes les pathologies chroniques. En effet, elle est plus particulièrement mobilisée dans le cas des maladies dégénératives, de troubles cérébraux, troubles de l’apprentissage ou pour récupérer de différentes limitations physiques.

Les techniques basées sur la neurodifférenciation visent à différencier, de manière de plus en plus subtile, les informations perçues par nos sens.

Par exemple, dans le cas de troubles moteurs, le principe sera de créer des cartes cérébrales (c’est-à-dire des schémas d’activation liés à nos connexions cérébrales) de plus en plus fines et précises en fonction des mouvements effectués, pour permettre aux patients de récupérer les habiletés/mouvements perdus.

Cependant, c’est un mécanisme que l’on peut également utiliser pour mieux réguler son système nerveux et apprendre à détecter de manière précise lorsque notre corps active ses systèmes de défense. L’objectif étant, dans ce cas, d’accéder de nouveau à votre « fenêtre de tolérance » – notion définie par Dan Siegel pour spécifier la capacité à réguler son état émotionnel mais dont le concept s’est étendu pour s’appliquer à la zone d’activation optimale de notre système nerveux pour gérer l’ensemble des stimulations.

La neurodifférenciation regroupe différentes approches neuroplastiques travaillant sur la perception de distinctions fines ou « différenciées » des sensations souvent par le biais d’un travail de pleine conscience couplé à un travail sur le corps.

Comment mobiliser concrètement ces différents mécanismes pour aller mieux?


Dans la 2 ème partie de cet article, vous avez eu une vue synthétique de différents mécanismes cérébraux à mobiliser pour impacter votre état de santé. Cependant, comment faire concrètement pour stimuler certaines zones cérébrales, moduler l’activité de votre système nerveux…? Répondre à cette question sera l’objet de la troisième et dernière partie de cet article.

Au sein de l’article « Guérir un problème de santé chronique grâce à la neuroplasticité – Partie 3 et 4 : Méthodes et protocoles pour aller mieux » ( partie 3: accessible ici , partie 4 : accessible ici), vous trouverez une revue des différentes techniques existantes pour mobiliser ces mécanismes dans le cadre de problèmes de santé chroniques et invalidants.

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Références


Doidge Norman (2010). « Les étonnants pouvoirs de transformation du cerveau ». Pocket

Doidge Norman (2017). « Guérir grâce à la neuroplasticité ». Pocket


Une réflexion sur “Guérir un problème de santé chronique grâce à la neuroplasticité – Partie 2 : Quatre mécanismes à connaitre pour guérir le corps grâce à votre cerveau

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