Ce que vous devez savoir si vous souffrez d’une maladie chronique – Pourquoi vous ne guérissez pas ?

A ce jour, on estime que près d’un tiers des français souffre d’une pathologie chronique, c’est-à-dire d’une maladie amenée à durer dans le temps et ayant un retentissement majeur sur la qualité de vie.

La prévalence des maladies chroniques en France, mais également au niveau mondial, ne fait malheureusement que s’accroître au fil des décennies.

Si le système médical actuel sait très bien traiter les problèmes de santé « aigus » : intoxications, blessures physiques, infections… , la majorité des consultations sont dues aujourd’hui à des problèmes de santé chroniques devant lesquels les médecins sont quelquefois limités quant aux thérapeutiques à proposer pour aider leurs patients.  Le protocole actuel consiste souvent à donner une médication au long court visant à réduire la symptomatologie pour mieux vivre avec la maladie.

Cependant, si vous souffrez d’une maladie chronique, sachez qu’un nouvel élan extrêmement prometteur au niveau de la recherche scientifique est en cours permettant d’espérer des solutions thérapeutiques beaucoup plus adaptées et surtout prometteuses quant à la possibilité de pouvoir inverser le processus et peut être guérir de vos problèmes de santé.



Sommaire



Une nouvelle façon d’envisager les maladies chroniques grâce à un nouveau domaine de recherche


Actuellement, un nouveau courant prenant source aux Etats Unis est en train de révolutionner la compréhension des maladies chroniques et surtout de renverser le paradigme médical actuel (pour plus d’infos: voir article « un médicament pour guérir les maladies chroniques : utopie ou réalité de demain ? » )

En effet, il est aujourd’hui possible, grâce à de nouvelles technologies, de dépasser des contraintes techniques qui semblaient encore infranchissables il y a seulement une décennie.

Grâce à une science très récente : la métabolomique, on peut enfin étudier, identifier et quantifier de manière très précise les constituants moléculaires et les métabolites présents dans les cellules et organes.

« Les métabolites sont les produits finaux des processus de régulation cellulaire, et leurs niveaux peuvent être considérés comme la réponse ultime des systèmes biologiques aux changements génétiques ou environnementaux. »

L’apport pour les maladies chroniques ? Cela permet de comprendre comment l’organisme entier fonctionne et réagit dans le cadre d’une maladie chronique et d’identifier les mécanismes qui l’amènent à s’auto-perpétuer.

Qu’est ce qui provoque réellement la maladie chronique :  susceptibilité génétique ou environnement ?


Jusqu’il y a peu, il était acté au niveau scientifique que nous étions le produit de nos gênes. Si on part dans cette optique, c’est donc essentiellement notre patrimoine génétique qui détermine notre propension à développer certaines maladies en fonction des mutations présentes dans notre ADN.

Cependant récemment, grâce aux travaux sur l’épigénétique, l’influence de l’environnement sur nos gênes est de plus en plus étudiée.

L’étude des métabolites du corps nous permet de comprendre de manière beaucoup plus précise comment l’environnement impacte l’expression génétique.

Plus précisément, on peut aujourd’hui affirmer que ce qui lie les gênes individuels à la maladie n’est autre que la chimie du corps entier. C’est en effet par ce biais qu’ils vont ou non s’exprimer.

Le métabolisme humain est constitué d’un « vocabulaire de base régulé de manière dynamique d’environ 400 à 1200 mots chimiques que les cellules utilisent pour communiquer ».

Les différentes cellules communiquent entre elles par le biais de petites molécules: les métabolites. En étudiant la chimie du corps dans sa globalité, c’est à dire les métabolites, on obtient le reflet parfait de l’état de santé d’une personne.

Ainsi, la recherche scientifique s’ouvre des perspectives inouïes pour comprendre les différentes pathologies.

Un chercheur innovant apporte une vision novatrice sur les maladies chroniques


Le docteur Robert Naviaux est un pionner concernant la façon d’envisager les pathologies chroniques. J’ai d’ailleurs déjà évoqué ce chercheur dans l’article sur le syndrome de fatigue chronique.

Spécialisé dans la recherche sur « les mitochondries, leurs rôles dans la production énergétique, le métabolisme et la défense cellulaire », il a récemment publié dans la revue Mitochondrion un article intitulé « Caractéristiques métaboliques et régulation du cycle de guérison – Un nouveau modèle pour la pathogenèse et le traitement des maladies chroniques».

Celui-ci révolutionne la compréhension et la vision que l’on peut avoir de plus d’une centaine de maladies chroniques et possiblement impactera la manière dont celles-ci seront soignées dans les années à venir.

Comment notre corps s’autorégule pour se maintenir en santé ?


Pour mieux comprendre les mécanismes en œuvre dans une maladie chronique, il faut tout d’abord comprendre comment le corps s’autorégule pour conserver la santé.

En permanence, et de façon totalement autonome, notre corps cherche à maintenir l’homéostasie, et ce, grâce au système nerveux autonome. Celui-ci régule les différentes fonctions physiologiques pour nous permettre de nous adapter au mieux à notre environnement. Ainsi, si nous nous coupons ou nous blessons, un cycle naturel de guérison se met en place immédiatement pour réparer la blessure.

Cependant, face à une surcharge de stress, qu’il soit externe ou interne, le corps peut se retrouver dépassé et rencontrer des difficultés à se réguler et s’équilibrer de nouveau.

En ce sens, guérir peut être plus ou moins long en fonction du type de blessure (infection, chirurgie…) et de la charge environnementale (hygiène de vie : alimentation, repos, sommeil, mode de vie, travail…).

Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque votre corps détecte une menace, les cellules vont mettre en place tout un cycle de modifications biochimiques pour se protéger, endiguer et supprimer cette menace.

Ainsi, les cellules entrent dans ce que le Dr Robert Naviaux nomme « le cycle de guérison ». Une fois ce cycle achevé et la menace éliminée, le corps rebascule automatiquement dans le cycle de santé.

Pourquoi certaines maladies deviennent elles « chroniques » ?


C’est dans ces modifications biochimiques dues au cycle de guérison que la maladie chronique prend source.

En effet, si l’on se réfère aux travaux de NAVIAUX, les maladies se chronicisent non pas à cause d’une défaillance organique, mais à cause de l’incapacité du corps à terminer le cycle de guérison et à rerentrer dans le cycle de santé.

Ainsi, contrairement à ce qui a été enseigné jusqu’à ce jour en fac de médecine, une maladie devient « chronique » non pas de par sa nature intrinsèque mais parce que « les cellules sont coincées dans une boucle répétitive de récupération incomplète et de re-blessure incapable de guérir complètement ».

Pour autant, ce « cycle de guérison » qui permet aux cellules de mettre en place un programme déterminé pour se protéger, gérer, éliminer la menace par le biais de ce que l’on nomme la « réponse cellulaire au danger » est un processus adaptatif tout à fait sain.

Cette « réponse cellulaire au danger » englobe aussi bien l’inflammation, l’immunité innée, le stress oxydatif que la réponse au stress d’urgence. Elle est indispensable à notre corps pour faire face aux agressions quotidiennes, à l’adaptation de notre métabolisme face à notre environnement et ainsi au maintien de l’homéostasie et de la santé.

 «La réponse cellulaire au danger est initialement adaptative et coordonnée par une interaction étroite entre les mitochondries et la cellule, mais qui devient maladaptative une fois que le danger environnemental est parti »

Une maladie se chronicise donc non pas à cause d’un défaut/ d’un dysfonctionnement organique et systémique mais à cause d’une réaction biologique du corps censée vous guérir qui devient inadéquate et mène à la maladie chronique.

Le point commun de toutes les maladies chroniques


Liste non exhaustive des maladies chroniques étudiées par Naviaux lors de ses recherches

Naviaux a ainsi étudié plus d’une centaine de maladies chroniques : l’autisme, les troubles psychiatriques, les maladies dégénérescentes : Alzheimer, Parkinson…, les maladies auto-immunes, les syndromes médicalement inexpliqués tels que la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique mais également l’hypertension, le diabète et bien d’autres….

En étudiant les anomalies métaboliques de toutes ces pathologies, il a pu démontrer que l’ensemble des maladies avaient en commun d’avoir une réponse cellulaire au danger active même lorsque la menace initiale était passée et/ou résolue.

Ainsi, le corps continue à agir comme si une menace pesait sur l’intégrité de celui-ci, et plus spécifiquement de la cellule, en n’achevant pas le cycle de guérison.

Il faut savoir que la réponse cellulaire au danger se déroule en trois étapes et que chacune d’elles correspond à une chorégraphie de changements métaboliques bien spécifiques.

La seule différence que Naviaux a pu identifier parmi l’ensemble des maladies chroniques étudiées est l’étape où le blocage a lieu au sein de la réponse cellulaire au danger. Il a ainsi pu répertorier l’ensemble des pathologies chroniques par le biais de ce prisme-là.

L’intérêt d’un tel travail ? Pouvoir à terme proposer des protocoles thérapeutiques ciblés en fonction du stade de blocage de la réponse cellulaire au danger. Certaines expérimentations de cet ordre sont d’ailleurs dès à présent en cours.

Avec la découverte que ce qui maintient la maladie est identique quelque soit la pathologie, un champ de recherches et de possibilités futures de nouveaux protocoles thérapeutiques s’ouvrent à la science.

Les changements métaboliques présents lors d’une maladie chronique


Mais que se passe-t-il réellement dans le corps lorsque le cycle de guérison se met en place et que la réponse cellulaire au danger s’active ?

Ce qu’il faut savoir, c’est que pour pouvoir mener à bien sa mission –c’est-à-dire protéger les cellules de tous dommages causés par une menace qui peut être « chimique, physique ou biologique dépassant la capacité cellulaire de l’homéostasie »-, la réponse cellulaire au danger va produire de nombreux changements fonctionnels pour améliorer la survie des cellules.

Ainsi, le métabolisme cellulaire va être modifié, les membranes des cellules vont se rigidifier, des produits chimiques sont libérés dans l’environnement cellulaire, l’autophagie augmente, des changements de méthylation s’opèrent pour modifier l’expression génétique, le comportement va être impacté ainsi que la structure du sommeil. De plus, des signaux sont envoyés pour informer les cellules voisines mais également distantes du danger.

De ce fait, l’ensemble des maladies chroniques, puisqu’elles partagent l’activation de la réponse cellulaire au danger, « produisent des anomalies des systèmes qui bloquent la communication (signalisation) ou envoient des signaux d’alarmes entre les cellules et les tissus ».

Schéma issu de l’article « Metabolic features of the cell danger response« .  » B. Les réactions illustrées dans la moitié inférieure de la figure sont caractéristiques de la réponse cellulaire au danger ». « La liste des métabolites de la RDC et leurs devenirs métaboliques illustrés dans les panneaux A et B ne sont pas destinés à être complets. D’autres métabolites, effecteurs et destins existent également et sont régulés de manière coordonnée avec ceux indiqués, et adaptés par la mémoire métabolique pour aider à défendre la cellule en cas de danger. »

Ainsi, les cellules ne pouvant plus communiquer normalement entre elles, le fonctionnement normal des différents tissus et organes sera affecté, s’exprimant par une multitude de symptômes et la perturbation de la qualité de vie de la personne.

Si on étudie en détail le métabolisme de la personne, la réponse cellulaire au danger impactera en tout premier lieu les mitochondries (producteur de l’énergie du corps mais également en charge de la défense des cellules) mais également de nombreux métabolites, vitamines, neurotransmetteurs du corps

De manière non exhaustive, elle va influencer l’état inflammatoire du corps, son état oxydatif en perturbant le métabolisme du souffre,  elle peut inactiver la vitamine D en augmentant une enzyme qui abaisse sa concentration, impacter le métabolisme des folates et de la vitamine B12, moduler la méthylation en réduisant le rapport SAM/SAH, augmenter la production d’histamine, favoriser l’accumulation des métaux lourds en intracellulaire…

Notons également qu’elle aura un impact sur le microbiome et agira ainsi sur l’intestin aussi bien d’un point de vue physique que sur la biodisponibilité des nutriments alimentaires.

Un « problème systémique qui préserve la maladie »  


En ce sens, toute maladie chronique ne peut être que systémique lorsque l’on liste ainsi les conséquences de l’activation constante de la réponse cellulaire au danger.

A noter que ce dysfonctionnement affecte le corps entier d’autant plus que la pathologie s’ancre dans le temps. En effet, le corps étant toujours à la recherche de l’homéostasie, la biologie va adapter son fonctionnement au regard de la chimie corporelle en cours et donc des changements biochimiques consécutifs à l’activation constante de la réponse cellulaire au danger.

Par exemple, un patient peut avoir un problème de santé sans aucun rapport avec la thyroïde ou les surrénales et voir tout de même son taux de TSH et/ou de cortisol sortir de la norme. Cela ne signifiera pas pour autant que la thyroïde ou les surrénales de la personne sont défaillants et/ou altérés. Ce sera tout simplement la conséquence de « la résistance hormonale des organes cibles pendant la réponse cellulaire au danger» qui « peut affecter tous les systèmes endocriniens majeurs ».

De manière plus simple : ce sont les signaux qu’il reçoit qui poussent l’organe à réagir de cette manière alors qu’il est initialement totalement sain et fonctionnel.

D’où l’importance, dans ce type de situation, de jouer sur le métabolisme et l’hygiène de vie pour aller mieux au lieu de remplacer les hormones manquantes par des hormones de synthèse ce qui ne ferait qu’aggraver le problème.

 

Comment soigner une maladie chronique ?


Si ce ne sont pas les organes qui sont intrinsèquement défectueux mais que leur dysfonctionnement est conséquent à un blocage métabolique qui fait perdurer la maladie chronique (et surtout à terme mène à des conséquences sur le corps entier), alors comment traiter la maladie chronique ?

 En effet, vu dans cette optique-là, soigner l’organe ou le système défaillant ne permettra jamais au patient de guérir totalement et de recouvrer la santé. Cela risque seulement d’auto-entretenir les dysfonctionnements par le jeu de compensation du corps comme évoqué précédemment.

Jusqu’à présent les thérapeutiques proposées se basent essentiellement soit sur le traitement du déclencheur soit sur le traitement des dysfonctionnements engendrés au niveau systémique, ce qui permet de contenir les symptômes mais ne règle pas la maladie.

Traiter le déclencheur initial, s’il est encore présent, ou stabiliser les symptômes avec différentes médications apportent, bien sur, un soulagement aux patients mais peut également mener à déréguler d’autres organes ou fonctions de par les changements métaboliques et biochimiques du corps.

Un point, mis en lumière par Naviaux dans son article, est de nous alerter sur le fait, qu’à ce jour, la majorité des traitements pharmaceutiques sont élaborés et testés sur un métabolisme fonctionnant dans le cycle de santé.

De ce fait, une personne dont l’organe ou le système à traiter se trouve dans le cycle de guérison, c’est-à-dire à une réponse cellulaire au danger activée, peut réagir de manière totalement différente à la médication (créant un panel d’effets secondaires et de conséquences non envisagées par le laboratoire commercialisant le produit et le médecin le prescrivant).

Que faire si vous souffrez d’une maladie chronique?


Ces recherches, extrêmement récentes, ne sont pas encore relayées auprès du monde médical. Elles renversent totalement le paradigme médical actuel et la façon dont on envisageait jusqu’à présent les maladies chroniques.

Alors que faire de ces connaissances récentes et comment la médecine de demain les utilisera pour aider les patients à guérir?

Pour en apprendre plus sur la médecine de demain et les thérapeutiques proposées pour soigner les maladies chroniques , je vous recommande de lire les articles suivants portant sur:

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Références

Naviaux, R. K. (2014). “Metabolic features of the cell danger response.” Mitochondrion, (16), 7-17

Naviaux, R.K. (May 2019). “ Metabolic features  and regulation of the healing cycle —A new model for chronic disease pathogenesis and treatment.” Mitochondrion, (46), 270-297

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7 réflexions sur “Ce que vous devez savoir si vous souffrez d’une maladie chronique – Pourquoi vous ne guérissez pas ?

  1. Article très intéressant dont j’attends la suite avec une grande impatience …
    Mais je ne suis pas très convaincu que les politiciens de notre pays partagent cette optique. Ils ont bien d’autres intérêts plus juteux à protéger que la santé de la population.
    Un article en anglais, sur l’EBM et ses dérives, vient un peu compléter ce sentiment que le tout chimique ne soigne que les dividendes des actionnaires de ces multinationales au pouvoir de corruption gigantesque.
    Voir sur Medium.com

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Feeloo64, je vais aller lire le lien cité.
      Je suis justement entrain d’écrire en ce moment les articles suivants. Finalement, la suite sera composée de 2 articles car trop d’informations à donner dans un seul.
      L’un sera basé sur un protocole thérapeutique basé sur une molécule en expérimentation actuellement. Donc cela pourra intéresser les labos pharmaceutiques mais pas dans le bon sens. Car comme vous je pense que pour les labos maintenir les gens malades correspond à leur principal objectif. On oublie souvent naïvement que c’est une industrie dont l’objectif est de faire le maximum de profit.
      Le deuxième article portera lui sur d’autres types de prise en charge plus liées aux récentes recherches en neurosciences et qui même si elles ne sont pas reliées aux travaux de Naviaux s’articulent selon moi complètement avec sa théorie. Et, où l’intérêt, pour revenir à votre propos, sera que le traitement ne pourra pas être préempté ni par l’industrie pharmaceutique ni par les politiques en cours .
      Merci beaucoup pour votre retour et vos encouragements.
      L’article suivant arrive cette semaine et le prochain d’ici 10/15 jours maximum.

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  2. Bonjour! Je découvre vos articles et vos podcasts qui sont tous vraiment riches en informations! Merci pour ce travail que vous nous fournissez. J’avais une remarque/question: parmi les maladies chroniques étudiées par Naviaux et citées dans cet article, j’y vois un intrus (dites moi si je me trompe): l’autisme n’est pas classé comme maladie mais comme trouble neuro-développemental qui est présent dès la naissance (à l’opposé des autres maladies citées qui se déclenchent ensuite) et dont le fonctionnement serait donc non modifiable (contrairement ici aussi aux autres maladies citées). Ou alors, Naviaux sous entend il que l’autisme pourrait se guérir? (auquel cas j’avoue restée sceptique sur cette hypothèse). Merci encore pour toutes ces informations!

    J'aime

    1. Bonjour Cendra,
      Tout d’abord merci pour ton message.
      Pour Naviaux, je ne veux pas présumer de sa vision des choses mais pour avoir lu pas mal de ses publications, je pense que:
      – Il n’envisage pas forcément les TSA comme un trouble essentiellement neuro-développemental mais plutot avec une origine multifactorielle car dans un des ces articles il cite plusieurs études pointant le fait qu’aujourd’hui la ou les causes exactes restent inconnues.
      – Dans son étude sur « 100 maladies » je pense qu’il envisage plus le terme « maladie » comme « un trouble qui affecte la santé » et non dans le sens « un déclencheur externe qui perturbe durablement l’équilibre corporel. »

      Désolée, je ne sais pas si je suis claire. En fait il s’intéresse plus à ce qui autoentretient la maladie qu’à ces déclencheurs. C’est pour cela que dans la liste de « maladies », il note des choses très différentes et qui n’ont rien à voir et peuvent sembler aberrantes. Mais il a montré que le mécanisme de blocage de la réponse cellulaire au danger était le même dans les TSA que dans d’autres maladies.

      Il a d’ailleurs mené une étude qui a été pas mal relayé dans les médias qui montre qu’il a pu améliorer de manière spectaculaire les symptômes d’enfants souffrants de TSA suite au déblocage transitoire de la réponse cellulaire au danger.
      J’ai d’ailleurs écrit un article dessus: https://lafabriqueaglie.wordpress.com/2019/06/12/medicament-guerir-maladies-chroniques/

      Donc je ne sais pas s’il pense que les TSA peuvent se guérir mais en tout cas il semble travailler en ce sens.

      D’autres pensent cependant que l’on peut améliorer grandement voir guérir les TSA: tu trouveras à ce sujet pleins d’infos dans le livre de Norman DOIDGE « Guérir grâce à la neuroplasticité » plus particulièrement avec les travaux de Paul Maudale.

      Pour ma part, guérir des TSA me semble un peu utopiste mais améliorer ses manifestations me semblent possibles dans les années à venir grâce à l’avancée des connaissances actuelles.
      Faudra t’il encore que les recherches actuelles soient suivies d’un souhait des pouvoirs publics de former et créer des structures adaptées avec un personnel qualifié.

      Aimé par 1 personne

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